Sophia-Antipolis, zone de non-droit

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Sophia-Antipolis, zone de non-droit

Ce matin au coeur de Sophia, au site de Bel Air d'Amadeus

C'est le 15 septembre que le quotidien communiste «l'Humanité » a rendu public la gestion d'ASTEK.

Cette entreprise, au service des grands groupes à Sophia-Antipolis et dans toute la France, a poussé jusqu'au bout l'exploitation des salariés, tout pour le fric et la rentablité avec des hommes et des femmes qui ne sont plus que des variables d'ajustement. Et cela rapporte beaucoup aux patrons et aux actionnaires !

Bénéfice net 2013 : 5,7 millions d'euros dont une prime pour le directeur régional de 200 000€

Agrémenté d'argent public pris dans les poches des contribuables :

3 millions d'euros de Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi (CICE) et

1,6 millions d'euros de Crédit Impôt Recherche!

Tout cela en liquidant 200 emplois sans passer par un plan social !

Ce fonctionnement qui mérite l'admiration de Macron et de ses collègues du Gouvernement peut se dérouler en toute sérénité. Les entreprises donneur d'ordre, dont Amadeus au premier rang mais aussi des entreprises publiques, y trouvent leur compte tout comme les décideurs, Jean Leonetti, député – maire d'Antibes – président de la CASA (Communauté d'Agglomération de Sophia-Antipolis) et Marc Daunis, sénateur – maire de Valbonne et vice-président de la CASA. Il ne se passe pas une semaine sans qu'un de ces deux élus ne pondent un communiqué ventant les mérites de la technopole.

Pourtant, ils constatent comme nous les chiffres désastreux du chômage sur la CASA :

de mars 2014 à mars 2015 le nombre de chômeurs est passé de 13 640 à 14 824 soit + 8,76%

Là où l'on peut voir que la méthode Astekse propage c'est que la masse salariale des entreprises baisse (-0,85%) plus vite que le nombre d'emplois salariés (+ 0,28%) toujours en un an.

16% de chômeurs sur le bassin d'eploi mais aussi des auto-entrepreneurs, des travailleurs indépendants, du travail au noir et des « prestataires de service » qui se multiplient.

Et vous, comment fonctionne votre entreprise ?

Heureusement, les syndicats sont présents y compris à Astek et dans un certain nombre d'entre-elles et ils font tout leur possible dans des conditions très difficiles de repression syndicale.

Imaginons que le Code du travail soit liquidé comme le souhaite le pouvoir (Hollande, Valls, Macron...) et le Medef ! Astek se trouverait en position de précurseur et donneur d'exemple!

Non, Sophia-Antipolis ne peut pas être une zone de non-droit où la loi ne s'applique pas, où les slaariés sont jetables comme des « kleenex »!

Qu'en pensez-vous ?

Rencontrons-nous, échangeons et préparons l'alternative

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