Pourquoi je fais de la politique ?

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Pourquoi je fais de la politique ?

Le Parti Communiste prépare son congrès depuis maintenant plusieurs mois. Le processus a pour principe d’être long et parfois beaucoup trop enfermé sur nous-mêmes et un peu en dehors de la réalité de la société.

Pour moi, secrétaire départementale, appellation dont beaucoup ignore le rôle et le travail quotidien, j’ai continué pendant cette période toutes mes activités en essayant tant bien que mal de tenir tous les bouts : le contenu du journal hebdomadaire avec le soucis constant d’élargir notre lectorat, notre diffusion et nos partenariats, la gestion quotidienne du PCF06, l’animation politique dans le département, les relations avec les médias, les dossiers politiques du département et de la ville d’Antibes, mon rôle d’élue municipale à Antibes, la consultation citoyenne, l’organisation de la fête du château et surtout tenter de répondre aux soucis quotidiens des gens qui attendent de nous que leur vie quotidienne change , tout cela avec le soucis constant de tenter de convaincre…

En 3 jours, ce sont 3 expulsions locatives repoussées et malheureusement pas annulées et si on croit que ce travail prend 8 heures par jour ou 35h par semaine. On se trompe sérieusement !

Mais peu importe …

Pour moi, mon engagement politique, mes responsabilités politiques ont un sens que si je reste convaincue que la société peut changer grâce à la politique et si je reste toujours au contact de la population, de la vie réelle et de la société.

J’en reste convaincue malgré les turbulences dans mon parti. Je reste convaincue que tout cela est possible et je souhaite vraiment que cette possibilité ne soit pas remise à des décennies car il y a urgence ! Cette société, ces inégalités sont vraiment insupportables.

Quand j’ai décidé de m’engager en politique, le seul choix possible dans ma tête était le parti communiste et je remercie mon ami Cédric d’avoir considérablement insisté dans la salle des profs du collège du Rouret.

Pourquoi ?

Parce qu’en 2002, date à laquelle j’ai adhéré, je voulais déjà reconstruire la gauche et je ne voulais pas d’une petite gauche de simple colère, de protestation tout aussi talentueuse qu’elle puisse être mais une vraie gauche capable de changer notre société, capable d’égalités des droits, capables de partage du temps de travail, capable de solidarité, capable de changer les institutions avec le droit de vote des résidents étrangers et des élections à la proportionnel, capable de nouveaux grands investissements pour améliorer la vie quotidienne des gens, capable de développer les coopératives, les services publics, capable d’un monde de paix et de fraternité sans murs ou barbelés …

Cette gauche est encore à construire et c’est pour cela que je continue à me battre quotidiennement et c’est pour cela que je pense que le Front de Gauche ne peut pas suffire à relever ce défi donc il nous faut prendre des risques.

Ce risque ne peut pas être, désigner un homme providentiel ou une femme d’ailleurs.

Pour moi, dire cela ne veut surtout pas dire rejeter le Front de Gauche… C’est un marqueur identifié et important de notre paysage politique mais il faut aussi accueillir des personnes dans des partis ou sans parti qui refusent de voir mourir l’idée de Gauche dans notre pays.

Nous sommes dans un moment où des tas de personnes se questionnent sur la société, sur son sens et cherchent individuellement des solutions pour tenter de supporter ce monde injuste. Alors je n’ai qu’un seul objectif pour 2017, est-ce que mon parti sera suffisamment ouvert pour permettre la cohésion de tous ces mouvements individualistes et en capacité de trouver un candidat aux présidentielles qui répondent à cela.

Dans notre département, la politique est minée par l’omniprésence de la droite et de l’extrême-droite et je garde en mémoire les propos de Joann Sfar qui a dit sur France Inter que le Parti Communiste est un contrepouvoir nécessaire et indispensable à Nice et dans le département. Alors si on présentait les élections législatives de 2017 comme cela, ne serons-nous pas capables de rassembler pour une vraie plateforme de gauche et un vrai contrepouvoir à la droite, à la cupidité et à la culture de l’argent roi.

Voilà mon humeur de ce soir, on ne me demande pas souvent mon avis alors je le donne !

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