A mon amie, Patricia

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A mon amie, Patricia
A mon amie, Patricia

Aujourd'hui est une journée que je veux rayer de mon histoire. Ce matin, inquiète de ne pas voir Patricia déjà à son bureau quand j'arrive à la fédé, j'envoie un texto taquin comme on a l'habitude de faire.

Et c'est son fils qui me rappelle effondré; je cours avec Chantal chez elle et là j'ai l'impression que tout s'effondre. Le SAMU nous explique la situation et on comprend la gravité.

Accompagnant ces 2 garçons à l'hôpital, quelques heures après, le verdict tombe et pour tout le monde, tout s'écroule. On est abasourdie, anéantie. Nous ne sommes pas grand chose sur cette terre. Je n'ai pas de mot ce soir pour décrire mon sentiment d'injustice, de tristesse et pourtant j'ai eu envie d'écrire cela ce soir.

Ses enfants perdent une mère aimante, attentive, toujours à leur côté.

Moi, je perds une amie, une femme attentive, réfléchie avec laquelle j'aimais débattre, travailler, apprendre. Il y a quelques mois, las des querelles politiques existantes à gauche, on est allé se faire une soirée dans un pub du quartier. Après 3 heures de discussion et quelques verres dans le nez, on avait refait le monde, la gauche et le département.

Elle m'a appris l'amour de l'histoire ancienne, elle essayait même de me faire aimer NIce et son histoire.

Je suis très fière d'avoir permis son embauche et très fière de son travail. Elle s'est imposée au Patriote et a toujours surmonté les difficultés et parfois l'ingratitude des lecteurs . Pour moi, la nouvelle formule du Patriote, c'est elle et personne d'autres, c'est Patricia, perfectionniste, toujours à la recherche de nouveau projet, de nouveaux contacts.

Adieu Patricia, je ne t'oublierai jamais et sois sûre que nous ne laisserons jamais tes enfants se débrouiller seuls. Ils peuvent compter sur moi et sur d'autres avec lesquelles j'ai passé la soirée. Amitié pour toujours !

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