Silence, on tue

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Il aura fallu attendre le 100ème féminicide en France, en septembre dernier à Cagnes-sur-Mer, pour que la question des violences faites aux femmes prennent, enfin, sa place dans le débat public. Aujourd'hui on dénombre qu'une femme meure tous les deux jours sous les coups de son compagnon ou ex compagnon. On ne peut que dénoncer l'augmentation de ces chiffres qui avaient tendance à stagner ces dernières années. 

La réponse du gouvernement est simple, illustrée par une action "coup de poing", l'ouverture du Grenelle des violences conjugales s'est tenue le 3 Septembre 2019. La date n'est pas choisie au hasard, un clin d’œil au numéro d'écoute national destiné aux femmes victimes de violences conjugal, le 3919

Il y a énormément d'attentes de la part des associations présentes et des familles des victimes qui ont été reçues par la Secrétaire d'Etat, Marlène Schiappa. Le but n'est pas juste de discuter, il faut agir, des associations, des personnalités publiques françaises ainsi que des anonymes sont de plus en plus nombreuses et nombreux à tirer la sonnette d'alarme. Les premières promesses de ce Grenelle tombent mais ne suffisent pas : le Fond Catherine, qui est une enveloppe d'un million d'euros à destination des associations locales, vient de donner 60 148 euros à se partager entre deux régions : Les Pays de la Loire et les Hauts de France, ce qui représente 7 500€ par départements. Les associations sont les premières à dénoncer le montant, qui est trop peu pour espérer développer de façon pérenne des structures pour accueillir, protéger et accompagner les femmes victimes de violence

Et à Antibes que fait-on ? 

Toujours dans ce climat délétère pour les droits des femmes, le seul foyer à Antibes, le Mas Saint Vincent, ferme brutalement alors qu'il était l'unique structure d'accueil aux femmes victimes de violences conjugales, dans la deuxième plus grande ville du département. Trois Conseillers Municipaux de l'opposition ont interpellé M. le Maire sur ce qu'il se passe, Pierre AUBRY, Michèle MURATORE (Conseillers Municipaux Gauche Solidaire et Unie) et Cécile DUMAS (Conseillère Municipale Front de Gauche).

La lettre est à retrouver en cliquant ici.

La réponse que nous a fourni M. LEONETTI, Président de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis, n'est pas à la hauteur des besoins de notre Ville, nous continuerons le combat tant que de vraies solutions ne seront pas proposées. 

La réponse de M. le Maire en cliquant ici. 

 

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